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CHAMPAGNY EN VANOISE : DOMAINE PARADISKI - PARC DE LA VANOISE

Le bouquetin, ou bouquetin des Alpes (Capra ibex), est un mammifère de l'ordre des Artiodactyles, de la famille des Bovidés et de la sous-famille des Caprinés.

Si, comme son nom l'indique, il se rencontre principalement dans l'arc alpin, il existe d'autres espèces de bouquetins dans d'autres massifs montagneux, par exemple le bouquetin d'Espagne ou des Pyrénées, Capra pyrenaica. Sept autres espèces de chèvres sauvages vivent également dans le Caucase, en Asie centrale, au Proche-Orient, dans la péninsule arabique ainsi que dans les régions montagneuses de l'Afrique, du Soudan et de l'Éthiopie.

 

BOUQUETIN

Histoire 

Il y a 100 000 ans, le bouquetin vivait dans toutes les régions rocheuses d'Europe centrale. Il est même source d'inspiration pour les hommes du Paléolithique supérieur qui le peignent dans de nombreuses grottes à l'instar de celle de Lascaux.

Jusqu'au milieu du XVe siècle, il était encore répandu dans tout l'Arc alpin, mais le développement des armes à feu signe très vite la fin de cet habitant des Alpes. L'animal, facile à approcher et à chasser, est alors consommé pour sa viande. De plus, la médecine de l'époque toute empreinte de superstitions, lui est alors fatale : les cornes broyées en poudre sont alors utilisées comme remède contre l'impuissance, son sang comme remède contre les calculs urinaires, son os en forme de croix situé au niveau du coeur comme talisman1. Enfin l'estomac est utilisé pour vaincre les dépressions.

Réintroductions 

L'espèce se trouve de nouveau aujourd'hui dans la quasi totalité de son ancienne aire de répartition (les Alpes), mais de façon très discontinue, en petits habitats dispersés.

« Dans les années 1990, il était estimé que 30 000 ibex vivaient dans les Alpes (Pedrotti et Lovari 1999). Les populations ont augmenté régulièrement depuis les années 60 jusqu'aux années 1990 [...]. Environ 15 000 ibex vivent en Suisse, 9 700 en Italie, 3 200 en Autriche, 3 300 en France, 250 en Slovénie, et 220 en Allemagne (Shackleton 1997)2. »

France

Quelques animaux en provenance du Grand Paradis sont revenus naturellement en vallée de la Maurienne (France) dans le courant du XXe siècle, renforcés peut-être par quelques survivants locaux.

Ils étaient une soixantaine quand eut lieu en 1963 la création du Parc national de la Vanoise, qui englobe la Maurienne et jouxte la réserve italienne du Grand paradis, principal refuge de l'espèce. Le Parc national de la Vanoise protège alors intégralement l'animal, qu'il adopte comme emblème. Des animaux commencent alors à sortir du parc, recolonisant naturellement les espaces proches de celui-ci.

Pour accélérer le repeuplement, des réintroductions ont été entreprises avec succès en Vanoise, plus précisément dans la vallée de Champagny (1980) et au pied du Mont Pourri (1969).

 

bouquetin à champagny en vanoise

En 1981, un arrêté ministériel vient protéger intégralement le bouquetin sur tout le territoire national3.

Aujourd'hui, les Alpes françaises abritent environ 7 300 animaux (estimation 2003), et c'est le Parc national de la Vanoise qui abrite la plus grande population : environ 2 600 individus. On peut aussi le trouver en Haute-Savoie, dans Belledonne, le Vercors, les Écrins, l'Ubaye ou le Mercantour. Au printemps 2010, il est réintroduit dans le massif de la Chartreuse4.

Le mâle

 

bouquetin très près

Le petit, ou cabri

Chez les petits bouquetins, la reconnaissance des sexes est impossible avant 5-6 mois et reste très difficile jusqu'à 1 an ; on parle alors de cabris.

Au-delà d'un an, il devient possible de différencier les sexes des individus à l'observation par le diamètre des cornes. Celui des éterlous, c’est-à-dire des jeunes mâles, est plus important : les cornes se font plus épaisses à la base du fait de l'apparition des premières nodosités. Chez les éterles, jeunes femelles, elles sont plus minces et dépourvues de bourrelets.

Les cornes constituent donc un élément moteur dans la détermination des sexes, mais également dans la détermination de l'âge d'un individu.

 

bébé bouquetins

Éléments d'anatomie

Les cornes

Contrairement aux idées reçues, les nodosités des cornes des bouquetins mâles ne permettent pas de calculer leur âge. Ce sont en fait les stries de croissance de l'encornure formant une suite d'étuis emboîtés qu'il faut compter pour déterminer l'âge d'un mâle adulte.

Chez les individus non adultes, cabris, éterles et éterlous, ce sont la taille et le diamètre des cornes qu'il convient de prendre en compte. En deçà de 15 centimètres, on parle de cabri et il est alors impossible de déterminer le sexe de l'individu alors âgé de moins d'un an.

Les conditions environnementales (climat, ressources alimentaires, etc.) conditionnent la croissance des cornes et l'estimation de l'âge en est rendue difficile.

 

Cornes d'un bouquetin

Au-delà de quinze centimètres, chez les individus mâle, l'âge peut être évalué de la sorte :

  • Deux ans d'âge : 20 centimètres
  • Trois ans d'âge : 40 centimètres
  • Quatre ans d'âge : 50 centimètres
  • Cinq ans d'âge et plus : cornes égales ou supérieures à 60 centimètres

Chez les jeunes femelles ou éterles

  • Deux ans d'âge : cornes ne dépassant pas les 20 centimètres
  • Au-delà, il devient très difficile d'apprécier l'âge de la femelle

Le pelage

La coloration de la robe du bouquetin varie au fil des saisons. En période estivale, le poil est court, et beige, brun clair. À l'automne, il tombe lentement et est remplacé par une fourrure à poils plus longs et épais, de couleur brun foncé, presque noir.

Une épaisse fourrure qui le protégera du froid montagnard, de couleur plus foncée qui absorbera les rayons du soleil.

Une mue s'opère au sortir de l'hiver en mai-juin. Les bouquetins se débarrassent de leur fourrure hivernale en se frottant sur les rochers et les arbres. Il n'est pas rare à cette période de retrouver des brins de fourrure accrochés à la pierre et aux arbustes.

Cette mue est également à l'origine de démangeaisons que les bouquetins mâles tentent de calmer à l'aide de leurs longues cornes.

Le pelage d'été du bouc est de couleur gris fer hormis le ventre qui est parfois blanc, le dessus de la queue brun marron, les membres plutôt brun foncé voire noirâtres et une bande médiane sur le dos de couleur presque noire (celle-ci peut cependant faire défaut). Dès le mois de novembre, le pelage des mâles s'assombrit et devient marron foncé.

Le pelage de la femelle est d'un beige jaunâtre ou châtain clair, à l'exception du ventre plutôt blanchâtre et des membres qui sont brun foncé. Il s'assombrit légèrement en hiver. Quoi qu'il en soit, été ou hiver, la robe de l'étagne est plus claire que celle du bouc.

Le pelage des jeunes bouquetins est beige fauve à la naissance, plus clair que celui des étagnes, et demeure ainsi jusqu'à l'âge de deux ans.

Le sabot

 

Empreinte du sabot dans le sable

Animal d'une grande agilité sur les parois rocheuses, le bouquetin possède un large sabot renflé au niveau du talon, avec une partie molle appelée la sole. Ses deux doigts ne sont pas solidaires. La surface d'appui au sol par rapport au poids de l'animal est faible, ce qui rend ses déplacements dans la neige très difficiles, contrairement au chamois. Dans les pentes raides, à l'arrière de ses talons, des ergots font saillie et augmentent la surface d'adhérence au rocher.

Le bouquetin se déplace généralement au pas, même si on le sait capable de galoper à des pointes avoisinant les 30 km/h. La marque de ses sabots est plus large et plus longue que chez le chamois : les pinces sont légèrement recourbées vers l'avant. La marque mesure de 6 à 9 cm de long pour 5 à 6 cm de large.

Habitat

Le bouquetin est un animal des hautes montagnes, mais selon les saisons, l'altitude à laquelle on peut les trouver varie de 500 à 3 000 m.

C'est l'été que les animaux montent le plus haut, aux cols les plus élevés, sur les sommets ou les crêtes. Au printemps, ils descendent très bas. À l'automne, ils sont un peu plus haut, mais ils restent faciles à approcher. L'hiver, ils peuvent descendre jusque dans les vallées pour trouver de la nourriture, car ils ne craignent pas la proximité de l'homme.

En règle générale, le bouquetin aime les pentes rocheuses et ensoleillées, où il passe le plus clair de son temps à se prélasser. Un versant ensoleillé avec des coulées de pierres et quelques touffes d'herbe sont l'idéal pour eux.

 

bouquetins grimpants

Nourriture

 

Bouquetin mangeant dans un arbre

Le bouquetin est un animal essentiellement diurne, s'activant avant le lever du soleil et les premières heures du jour, et le soir avant la tombée de la nuit. Le reste du temps, il se prélasse sur des terrasses herbeuses bien exposées au soleil.

Herbivore, le bouquetin peut manger jusqu'à 20 kilogrammes par jour de graminées, légumineuses mais encore de rameaux de genévrier, rhododendrons ou de mousses et lichens pourtant difficiles à digérer. Il n'est pas rare de le rencontrer en montagne aux abords des pierres à sel destinées aux troupeaux, sel dont son organisme a besoin et qu'il trouve également dans les schistes.

Le bouquetin boit très peu, se contentant souvent de la rosée du matin.

Au printemps, il se nourrit d'arbustes, tels le noisetier ou l'aune vert, appréciant leurs pousses tendres et vertes, leurs bourgeons et chatons qu'il atteint en se dressant sur ses pattes postérieures.

L'hiver, il se nourrit de la rare végétation accessible composée de lichens et de mousses.

Le bouquetin est un ruminant.

Reproduction

Le bouquetin est un animal polygame.

La période de rut commence début décembre pour se terminer mi-janvier. Les bouquetins mâles et femelles se regroupent.

Au sein de ces troupeaux se crée une hiérarchie. Il y a généralement un mâle dominant par groupe – souvent parmi les plus vieux- , qui s'impose après un combat de cornes, combats rarement violents qui s'échelonnent tout au long de l'année et dont on peut entendre le choc très caractéristique jusqu'à un kilomètre de distance. Le dominant se réserve le droit de saillir la femelle de son choix, de sorte que les mâles plus jeunes ont moins de chance de se reproduire, alors qu'ils se montrent beaucoup plus excités...

La maturité sexuelle des mâles est atteinte vers 18 mois, 2 ans pour les étagnes. Pour les femelles, la meilleure productivité se situe entre 3 et 13 ans avec un maximum aux alentours de 8 ou 9 ans. Les mâles peuvent eux se reproduire jusqu'à l'âge de 16-17 ans et les femelles jusque vers 14-15 ans.

Le mâle désireux a la queue rabattue sur l'échine laissant ainsi éclater la blancheur de son fessier. La femelle, elle, manifeste son désir en frétillant de la queue. Plusieurs coïts sont effectués en quelques heures et les accouplements se déroulent généralement à la tombée du jour ou la nuit.

Après l'accouplement hivernal, la mise bas a lieu généralement vers mi-juin, après 170 jours de gestation, dans un endroit inaccessible. Il naît un petit à la fois qui se tient debout dès les premières heures, de sorte que les femelles reprennent leur migration saisonnière au bout d'une semaine même si le cabri n'est en réalité sevré qu'à la mi-septembre, l'allaitement durant de deux à trois mois.

 

ronde des bouquetins

Vie sociale

Il vit en groupe contenant jusqu'à 100 individus.

 

bouquetins assis

Source Wikipédia

 

Où sont ils visibles à Champagny ?  

Randonnées :

- Col de la Vanoise,

- Refuge de plaisance

- Entre le Refuge de Plaisance et Col de Séry (ils ne sont pas sauvages)

- Mont Pourri

- Tous les endroits à partir de 2200 mètres d'altitude

 

Les photos jointes dans cet article ont été prises lors de nos promenades


Published by PARC DE LA VANOISE : MON EVASION - - FAUNE ET FLORE

Commentaires

Anne 25/08/2011 16:53


Bravo belle article. Il me semble que j'en ai vu quand j'étais gamine.
bonne soirée
Anne


PARC DE LA VANOISE : MON EVASION 25/08/2011 21:54



c'est magnifique et majesteux. C'est dommage qui devient rare même dans le parc de la vanoise. Bonne soirée Françoise



nikou66 04/07/2011 16:24


Elles sont très jolies ces photos de bouquetins et merci pour l'article.
nikou66


PARC DE LA VANOISE : MON EVASION 04/07/2011 21:29



Bonsoir Nikou,


Merci de votre passage sur mon blog et contente que ces photos vous plaisent.


J'ai peiné pour faire la ballade "refuge de Plaisance + Col de Séry" mais quel spectacle, quand vous êtes devant ces bouquetins, spectacle grandiose


Bonne soirée


Françoise



stef 01/07/2011 13:35


merci de toutes ces precisions magnifique, félicitations

amicalement,


PARC DE LA VANOISE : MON EVASION 01/07/2011 13:45



merci de votre commentaire et de votre passage sur mon blog


félicitations aussi pour votre blog qui est très complet



bébert 18/06/2011 17:30


Bonjour quel bel article ! , beaucoup d'informations merci bon week-end A+


PARC DE LA VANOISE : MON EVASION 18/06/2011 17:41



merci de votre visite sur mon blog, et à bientôt



Jetelle76 31/05/2011 07:39


Bonjour.
Un article très complet qui nous en apprend beaucoup.
Le bouquetin est un animal très surprenant !
Belle journée à vous. Bises de Normandie. Jetelle.


PARC DE LA VANOISE : MON EVASION 31/05/2011 09:23



Bonjour,


Merci beaucoup pour votre commentaire. Maintenant que j'ai découvert votre blog, je ne manquerai pas de m'y rendre pour un peu évasion.


Bonne journée. Bises du Haut Doubs . Françoise


 



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